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Le Conseil national de la recherche
scientifique – CNRS, Liban
Secrétaire général: Mouin Hamzé
Adresse:59, rue Zahia Salmane, Jnah,B.P 11-8281, Riad El Solh 1107 2260,
Beyrouth, Liban.
Tel: (+961 1) 850125; Fax: (+961 1) 822842; E-Mail: sg@cnrs.edu.lb.
Le Conseil National de la Recherche Scientifique (CNRS) est une institution
publique autonome créée en 1962 et placée sous la
tutelle du Premier Ministre. Il est en charge d’élaborer
la politique nationale en matière de recherche scientifique et
technologique. Le gouvernement a recours à ses expertises dans
les questions touchant à la science et à la technologie.
Les centres spécialisés du CNRS mènent et soutiennent
des projets de recherche ayant un impact sur le développement socio-économique
du pays.
En vertu de la décision du Conseil d’Administration du 17
septembre 2002, les fonctions du CNRS ont été élargies
en vue de couvrir les sciences de l’homme et de la société
notamment la sociologie, l’économie, la jurisprudence, l’histoire
des sciences, l’archéologie, les beaux-arts et autres disciplines
afférentes.
Le CNRS est géré par un Conseil d’Administration
et un Secrétariat Général.
En pratique, le CNRS est investi des missions suivantes :
• Elaborer et mettre à jour une politique nationale de recherche
scientifique, tout en soumettant au gouvernement des programmes d’action
spécifiques.
• Fournir au gouvernement des conseils sur les questions relatives
aux sciences et à la technologie.
• lancer, guider, soutenir et mettre en application des programmes
de recherche et des activités à caractère scientifique
au Liban
• Financer des projets de recherche.
• Nouer des liens de coopération nationaux et internationaux
en vue de la mise en application de la politique nationale de recherche
scientifique.
• Concevoir des plans d’actions en coopération avec
les ministères concernés.
• Promouvoir la coopération régionale et internationale,
lancer et coordonner des recherches scientifiques multidisciplinaires.
• Organiser différentes activités scientifiques et
accorder des bourses à des étudiants afin de contribuer
à la formation d’un personnel qualifié.
• Publier des périodiques scientifiques.
• Effectuer des recherches scientifiques dans les différents
centres spécialisés (Centre national de géophysique,
Centre national de sciences marines, Centre national de télédétection
et Commission libanaise pour l’énergie atomique).
Les centres de recherche spécialisés
Le CNRS dirige et gère quatre centres de recherche :
1. Centre National de Géophysique - CNG : créé en
1975, le CNG est en charge de la surveillance de l’activité
sismique au Liban et dans le monde par le biais d’un réseau
sismologique. Ce centre a par ailleurs édifié récemment
un observatoire géomagnétique dans ses nouveaux locaux à
Qsaibé. Cet observatoire est membre du réseau international
INTERMAGNET. Il se charge également de mener des études
sur la gravité et des recensements utilisant la méthode
GPS, ainsi que des activités d’exploration géologique
pour identifier les failles actives et créer une carte de zonation
du Liban.
2. Centre National des Sciences Marines – CNSM : fondé en
1977, le CNSM a à son actif plusieurs réalisations majeures
telles que la création d’un programme national de surveillance
du littoral, un recensement global de la biodiversité marine, des
études de faisabilité sur les plans d’urgence, et
le développement de la pisciculture.
3. Centre National de Télédétection : le Centre National
de Télédétection a été fondé
en 1995, mais n’est devenu opérationnel qu’en 1997.
Sa création est venue combler les lacunes en télédétection
et en technologie GIS, des disciplines qui ont connu des progrès
considérables ces dernières années. Le centre a lancé
des programmes communs avec plusieurs organisations régionales
et internationales. Il a par ailleurs prouvé qu’il était
un outil important pour les autorités, puisqu’il a mis sur
pied différentes activités essentielles pour plusieurs ministères.
4. Commission libanaise pour l’énergie atomique – CLEA
: créée en 1996, la CLEA comprend six laboratoires de recherche
spécialisés dans la radioprotection, l’environnement
et les sciences des matériaux et utilisant des techniques nucléaires
d’analyse par faisceaux d’ions accélérés
Les programmes fédérateurs
1. Programme de soutien à la recherche scientifique au Liban
2. Programme de bourses doctorales internes et externes
3. Unités de recherche associées
4. Publications (Journal scientifique libanais)
5. Programmes bilatéraux de soutien à la recherche (CEDRE,
CNRS, coopération libano-syrienne)
6. Programmes européens de soutien à la recherche (exécution
et co-financement)
Le programme de subvention des projets de recherche
L’une des principales missions du CNRS est de promouvoir et de
superviser les activités de recherche au Liban. Pour cela, le CNRS
gère quatre centres de recherche, finance des projets, sponsorise
plusieurs événements et se trouve engagé dans de
programmes scientifiques continus.
Mis à part le budget de fonctionnement des centres de recherche,
le CNRS a financé 12 projets de recherche dans ses centres, et
subventionné 60 projets de recherche menés par des institutions
libanaises académiques et de recherche, pour une somme totale de
800.000 dollars U.S en 2007.
Le Programme de Bourses du CNRS
Ce programme vise à assister des étudiants libanais poursuivant
des études doctorales dans des universités en Europe, aux
Etats-Unis, au Canada et en Australie (bourses externes) ou au Liban (bourses
internes). Le programme des bourses internes (en cotutelle), est destiné
aux étudiants qui mènent leurs recherches dans les centres
de recherche du CNRS nommément le Centre national de télédétection,
le Centre national de recherches géophysiques, le Centre national
des sciences Marines et la Commission de l’énergie atomique
en coopération avec une université à l’étranger.
Le CNRS attribue actuellement près de 20 bourses doctorales à
des étudiants poursuivant leurs études à l’étranger
, dans des domaines considérés prioritaires pour la recherche
scientifique suivant les besoins locaux de l’industrie et du marché
de travail au Liban.
Les Publications Scientifiques du CNRS
Parallèlement à sa mission principale orientée vers
la recherche scientifique et la formation de chercheurs, le CNRS développe
également les appuis logistiques à cette recherche. La publication
scientifique constitue un volet important de la politique du CNRS en matière
d’information scientifique.
Le CNRS dispose d’une vaste production de littérature scientifique
multilingue dont il est entièrement ou partiellement l’auteur
ou l’éditeur. Elle comprend essentiellement des monographies
(4%), des articles de publications de chercheurs dans des revues spécialisées
(50%), des communications de chercheurs lors de conférences (10%),
des thèses de boursiers dans des universités étrangères
(34%), et des actes de conférences (2%). La langue française
occupe dans cette production une place importante.
Le CNRS publie également une revue scientifique «Lebanese
Science Journal» et un «Bulletin d’information»
dans les deux langues française et anglaise. Considérée
comme tribune nationale pour la recherche scientifique, la revue «Lebanese
Science Journal» présente depuis l’année 2000
les articles des chercheurs revus au pair par des évaluateurs internationaux
et nationaux.
Plan d’une nouvelle politique nationale d’innovation scientifique
et technique STIP
Près de trente experts libanais ont participé au sein de
trois groupes de travail, avec l’appui d’un expert international
(Peter Tindemans), et du CNRS, à la préparation de ce plan.
L’ESCWA a également fourni sa contribution au contenu de
ce rapport.
Une assistance financière a été gracieusement offerte
par l’UNESCO et l’ALECSO.
Bien que préparé sous l’égide du CNRS, ce plan
touche toutes les institutions de recherche scientifique au Liban. Il
s’adresse aux besoins des chercheurs et relève les défis
les plus importants posés par le système actuel d’innovation
scientifique et technique. Le CNRS, les grandes universités et
les instituts, et bien sûr le gouvernement et le secteur privé
doivent jouer un rôle prépondérant dans l’exécution
de ce plan
Le premier objectif du Plan STIP consiste à accroître et
regrouper les efforts de la science, de la technologie et de l’innovation
au Liban.
Le second consiste à épauler les institutions d’innovation
scientifique et technique et à les encourager à créer
des emplois de qualité supérieure, afin de mieux contribuer
à l’essor économique et à l’amélioration
du niveau de vie ; il s’agit également de renforcer la position
du Liban en tant que centre régional pour l’enseignement
de haute qualité.
Le troisième objectif consiste à renforcer les partenariats
entre les universités, le CNRS et les instituts ainsi qu’entre
ces organismes d’une part et les entreprises privées, les
autres organisations privées et les agences publiques d’autre
part.
Le quatrième objectif vise à consolider la place du Liban
dans les réseaux d’innovation technologique et scientifique
internationaux et à utiliser ces réseaux de la manière
la plus efficace et la plus efficiente pour l’exécution du
plan.

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